C’est de l’art ???

Les vacances, c’est chouette. Les enfants partent un peu souffler chez leur grand-parents (qui eux ne soufflent pas du tout pendant ce temps). Et quand le chat n’est pas là, les souris dansent… enfin les parents peuvent aller au resto, au cinéma… Comme dirait ma grande « nan, mais ça s’fait trop pas ! » Et ben si.

Donc, intrigués par la bande annonce et libres comme l’air, nous sommes allés avec Monsieur au cinéma Le studio de Dole voir « The square ». Pour ceux qui n’auraient pas vu la bande annonce :

Je parie que vous aussi, ça vous intrigue ! Et il y a de quoi.

Alors, The square, déjà, a été primé Palme d’or à Cannes en 2017, excusez du peu. Le personnage principal, Christian, est conservateur d’un musée d’art contemporain. Il est beau et sympathique, mais il faut le dire, il est carrément en décalage avec la réalité. Il va se faire embarquer assez loin suite à un banal vol de son portefeuille et de son téléphone portable. Plusieurs intrigues se déroulent en parallèle, dont la campagne de promotion du musée qui va faire un gros plouf, voire splash… Un gros raté, qui va notamment mener Christian à sérieusement se remettre en cause.

Le film est assez agréable à regarder, on ne s’y ennuie pas (enfin, tout cela n’engage que moi, hein). Je m’attendais à des moments dérangeants, art conceptuel oblige. Et là dessus, on n’est pas déçu. L’homme singe qui vous est présenté dans la bande annonce fait son petit effet. Cette séquence vient s’intercaler entre les intrigues et n’a ni suite, ni conséquence explicitées dans le film. Et pourtant, c’est ce qui s’y passe de plus impactant, voire choquant. Mais le fait que cela ne soit pas suivi d’effet nous oblige à nous interroger : peut-on tout faire sous la bannière d’Art contemporain ? Doit-on tout accepter ? Où est notre limite de responsabilité en tant qu’individu et en tant que communauté ? Bref, ce passage m’a un peu retournée. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé le clin d’œil de l’homme qui se comporte comme une bête et la bête qui se comporte comme un humain, tout cela sans que cela ne paraisse très étrange aux protagonistes.

Nous avons donc globalement passé un bon moment qui nous a permis de philosopher un peu sur l’art contemporain. Et là, cela me gène… Bon, très modestement (et j’ai un peu du mal à l’exprimer ainsi), disons que je suis une artiste. Je suis contemporaine, non ? Suis-je une artiste contemporaine ??? Ben euh, oui, dans un certain sens. Mais non. Art contemporain est à mon avis quasiment synonyme à Art conceptuel (encore une fois, cela n’engage que moi). En gros, le mot fait peur. On a un peut l’impression que l’on va être roulé, dès que l’on énonce ces mots. Bon, bien sûr, on va me dire que je ne suis pas dans le coup, que je ne peux pas comprendre. Mais, bon franchement pour moi l’art conceptuel, c’est de la philosophie illustrée. Non pas que la philosophie ne soit pas utile (on en manque cruellement), mais aller jusqu’à dire que c’est de l’art, dans certains cas, c’est un peu poussé…

Et puis je suis tombée sur cette interview de Eric-Emmanuel Schmitt qui y place des mots justes, notamment « quand l’oeuvre ne peut pas se passer de commentaire pour être intéressante… ». Il dit les choses formidablement bien (j’suis sûre qu’il pourrait même être écrivain, tant il manie bien les mots.. et avec le sourire siouplé).

En gros, je dois être ringarde, avec mes aquarelles figuratives, mais sérieusement je préfère ça !

 

 

 

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